

Lorsque j’ai sérieusement envisagé de démissionner de l’Education Nationale, un gros doute subsistait. Je me sentais un peu honteuse de quitter une école (des collègues, des élèves, des parents d’élèves… pas le bâtiment ;)) que j’aimais bien et qui, me semblait-il, avait besoin de moi. Je faisais classe avec encore beaucoup de plaisir et d’envie de bien faire. Pourtant, je sentais que l’écart entre ce que je voulais faire, ce que je comprenais de ce qu’on me demandait de faire et ce que je faisais concrètement devenait de plus en plus difficile à combler et était la source d’une insatisfaction grandissante. Bref, un caprice quoi ! « Tu as un boulot qui te plaît, les enfants et les parents t’apprécient (enfin peut être pas tous ;) ), et tu veux quitter tout ça juste parce que tu trouves que ça devient dur pour toi de gérer les contradictions??!!!! ».
C’est ce discours interne que j’appelle « le syndrome du rat qui quitte le navire ».
J’ai alors réalisé que j’avais bien plus d’énergie et bien moins de doutes à mes débuts… et que mon ego était peut-être à l’origine de cette hésitation : et si le sort de cette école que j’aimais n’était pas entre mes mains ? Pourquoi de jeunes enseignants ne feraient pas aussi bien l’affaire (voire mieux) que moi ?
Le passage à l’acte a suivi la décision et me voilà partie. Démission simple, pas de complications.
J’ai ensuite travaillé en tant qu’intérimaire pour payer ma formation de coach et me voilà lancée dans cette nouvelle aventure ! Et là, qui repointe le bout de son nez ?
« Comment peux-tu te spécialiser dans l’accompagnement des enseignants qui envisagent de se reconvertir alors que l’Education Nationale peine à recruter ? Tu veux aggraver les choses ????!!! »

Non, je ne veux pas aggraver les choses.
Je constate que des enseignants souffrent de travailler dans des conditions qui ne leur conviennent plus.
Je constate que la solution qui consiste à les obliger à « fonctionner » quand même a ses limites.
Je constate qu’il existe très peu de solutions toutes faites à leur proposer lorsqu’ils osent exprimer leur envie de changement.
Je constate que les jeunes redoutent de s’engager.
Mais je pense que si on rend le métier plus attractif, la donne peut changer.
Faciliter et accompagner le départ des enseignants qui souhaitent le faire est un levier.
Leur redonner la responsabilité de leur décision de continuer à exercer ou pas en est un autre.
Leur faire prendre conscience des véritables raisons qui les motivent à envisager un départ aussi.
Ma décision d’accompagner les enseignants qui envisagent une reconversion s’appuie sur ces constats et ces pistes. Écoute, respect, confidentialité et questionnement ouvert, c’est ma promesse !
Si vous êtes en-saignant et souhaitez faire le point sur votre situation, contactez moi.
Un simple message ne vous engage à rien… à bientôt !